• Lacan - Le Stade du miroir (1936)

    Lacan - Le stade du miroir (1949)

       

    "Les souffrances de la névrose et de la psychose sont pour nous l’école des passions de l’âme, comme le fléau de la balance psychanalytique, quand nous calculons l’inclinaison de sa menace sur des communautés entières, nous donne l’indice d’amortissement des passions de la cité."

    "Dans le recours que nous préservons du sujet au sujet, la psychanalyse peut accompagner le patient jusqu’à la limite extatique du « Tu es cela », où se révèle à lui le chiffre de sa destinée mortelle, mais il n’est pas en notre seul pouvoir de praticien de l’amener à ce moment où commence le véritable voyage."

     

    Texte intégral - pdf

     

    La conférence d'abord prononcée en 1936 au congrès de l'IPA à Marienbad marque l'entrée en psychanalyse de Lacan. 

     

    > Le moi se constitue d'abord comme image de puissance, comme fiction et comme extériorité (Gestalt): je me vois donc je suis. Il ne résulte aucunement de la réalité des perceptions internes. L'image spéculaire est une représentation qui "symbolise la permanence mentale du JE en même temps que sa destination aliénante". 

    > Cette captation spatiale répond à l'inachèvement organique du nourrisson et à l'hilflösigkeit ; il raccorde le monde intérieur à la réalité extérieure. De sorte que le stade du miroir consiste en une sorte de précipité : l'insuffisance et l'image morcelée du corps se voient subitement recouvertes par le leurre d'une armure, d'une forme orthopédique de la totalité. 

    > C'est seulement à partir de cette identification / aliénation primitive que se construit le rapport à l'autre et l'investissement d'objets. Du point de vue libidinal, l'investissement narcissique procède des pulsions sexuelles, mais il contient aussi les pulsions agressives et destructrices : le Moi est rien moins qu'altruiste.

    > Il reste que le Moi est une fixation, qu'il a une fonction aliénante. La vérité du sujet ne s'atteint donc qu'à condition de défaire ce noeud imaginaire, révélant du même coup les pulsions agressives et destructrices que cristallise la fiction narcissique. C'est là l'oeuvre de l'amour-la psychanalyse.

     

    Voir aussi l'article de Jean Laplanche et J.-B. Pontalis, Vocabulaire de la psychanalyse (sous la direction de Daniel Lagache), Presses Universitaires de France, 7e édition : 2e trimestre 1981

     


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