• Normandie

     

     

    J’ai vu une mer si dense qu’elle semblait rouler des orages

    une mer grise et plâtreuse

    si grosse de véhémence

    que même les impériales falaises

    lentement lui cédaient 

        http://3.bp.blogspot.com/_TIMF8zqzQWQ/S4qJLaWdvMI/AAAAAAAAA-k/3t4gDcc__ck/s400/falaise01.jpg

     

    J’ai entendu le ressac dans les galets glacés

    leur obsédant vacarme de pierre brisée

    formidable débâcle mugissante

    sous les lames écumantes

    qui promettaient le chaos

     

    J’ai suivi la folle dérive des mouettes au ras des côtes

    qui grinçaient de frayeur

    aiguisant leurs cris envolés

    dans les vents contraires

    alertes éperdues

     

    J’ai voulu braver la pluie algide en vagues successives

    ses attaques de métal

    qui effaçaient le ciel

    laminant les frontières

    insinuant la misère

     

    Alors je me suis tue

     

     

     Hélène Genet


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :